Sort de là.
Je vais te faire exorciser par une sorcière cholestérolée au fond d'un bois de la Caroline du sud, Ou lobotomiser par un neurologue barbu in New-york City. En dernier recours il y a toujours le dératiseur, un bon produit anti-cafard et je te jure que tu vas gicler vite fait.
Mon petit squatteur. Tu me mords le c½ur.
Une muselière et le problème sera réglé. Je ne peux pas me débarrasser de toi. Petite m*rde ! (Vulgarité quand tu nous tiens : Putain de bordel de merde, fais chier !)
Dégage !
Maturité enfantine, j'ai aujourd'hui l'impression de puérilité éthérée, comme un rêve, que rattrape bien trop vite les incompréhensions administratives et financières. Les inaptitudes à créer de réels liens sociaux – comment on s'adresse aux gens, déjà ? En français ? C'est comment le langage articulé, déjà ?
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu
J'ai envie de mettre mon corps à la poubelle, comme un lycéen jetterait un cheewgum dans une corbeille avant son cour d'espagnol « El chicle en la papelera por favor ». Se reforger. Mais ce n'est qu'un rêve d'enfant trop bouclé, la statu de Pygmalion n'a été créée que par lui et a dut l'épouser, je suis sûre que c'était un gros con macho avec une idée primaire de la femme (en même temps c'était il y a quelques milliers d'années) qui la voyait comme une espèce de réclame des années 50. « Chériiiiie, tu as préparé mon ambroisie ? », c'est pas une femme qu'il veut, il veut un corps soumit à ses moindres caprices. Rien d'admirable et de pur là-dedans. Venus s'est plantée si elle y a vu l'amour. Elle devrait réviser ses classiques hollywoodiens celle-là. Et faire un tour chez disney en passant.
On me dit que tout le monde connaît ça, alors c'est qu'ils sont bien meilleurs acteurs que moi. Je n'y arrive pas. Ca m'arrache les tripes. Mon ventre fait pleurer mes yeux comme ceux d'une jeune femme devant le dernier Ang Lee.
Je prends trop de place. Envie de me faire aspirer par un mur comme dans X-files (ou au-delà du réel ? c'est les années 90 ! ! !) de disparaître. De réaparaitre. Il faut joue au jeu en ligne pour ça. Je hais avoir ce genre de réminiscence adolescente. Ce temps là m'a tellement touché, les films qui m'ont le plus émus parlaient de l'adolescence (faut pas généraliser, bien sûr que Le roi lion m'émeut (mais pas Bambi => sacré Marin's !). Je ne vous parle pas de Hight School Musical et autre Twilight, mais de ce dont on se sent si proche... et c'est pour cela qu'ils vous touchent. Il y a ces comédies romantiques françaises qui tirent des « c'est tellement vrai ! » et puis il y a les autres, ceux plus sombres, plus douloureux. Qui expriment ce que vous ne relatait que dans de rares moments derrières un ordinateur (réf. Aux parents : pages blanches d'un carnet au fond d'un tiroir – eh oui, évolution des m½urs).
Envie d'écrire là-dessus, mais tout cela s'évapore, ce côté « c'est tellement vrai » et tellement mal, le cerveau fait le vide. Oublie le temps de votre puérilité et de vos appareils dentaires (10 kgs en moins aussi) vous fait dire « C'était moi ça ? ».




