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* Tu as dis que tu voulais te lancer un nouveau défi... * Non mais quand j'ai dit ça, je parlais d'apprendre à jouer au Solitaire niveau 2 !

* Tu as dis que tu voulais te lancer un nouveau défi...   * Non mais quand j'ai dit ça, je parlais d'apprendre à jouer au Solitaire niveau 2 !
Il est grand temps que je change.

J'aime rester seule, enfermée, face à moi-même... enfin, face à mon ordinateur, surtout, mais j'aime pas la lumière du soleil s'y diffuse ce qui fait que je vois mon reflet sur l'écran. J'l'aime pas. J'ai envi de lui faire du mal... avec son air ahuri, eh, oh, je n'aime pas ta façon de me regarder. Je m'étais promis de ressortir aujourd'hui, après les cours, j'avais des choses à faire ; comme aller chercher des timbres à la poste, il faut que j'envoie mon chèque de loyer à mon proprio, j'ai trois semaines de retard. C'est pas de ma faute, j'avais oublié mon chéquier dans ma chambre à Amiens en partant en vacances, quand on y pense, clairement, c'est totalement et indubitablement de ma faute. J'aime pas payer si tard : déjà parce que ça fait pas sérieux et ensuite parce que dans moins d'une semaine je vais devoir en faire un autre pour le mois de mai (déjà...) et ça me fait mal de débourser plus de 500 euros d'un coup, tu vas me dire « mais de toute façon, c'aurait été pareille si t'avais payé en début de mois », peut être, cependant ça passe mieux quand c'est espacé, là, je m'en rend compte... mouais, c'est pas très clair, je sais.
Il est temps que je fasse ce qu'il faut pour faire aboutir mes rêves, je n'ose rien de concret car, je le sais, j'ai peur d'échouer et d'être déçue. Mais il vaut mieux des remords que des regrets (comme ces phrases toutes faites sont pratiques ! =) ). Il faut que je prenne en main tout ça. Je me souviens, encore, d'il y a quelques mois... je ne pensais pas que cette année se déroulerait de cette façon, c'est très étrange, elle est presque surnaturelle, inexistante, elle a coulé si vite. Que je mette de côté mon manque de confiance en moi, et tout le mal que je pense de moi, un peu de vanité ne me fera pas de mal (j'ai déjà un nombrilisme paranoïde prononcé), il faudra que je demande, à qui de droit, de me donner des leçons de suffisance. Ca collerait parfaitement avec mon personnage, que je me suis inventée, de future scénariste, quadragénaire, ratée, de soap américain, parlant avec un fort accent français, fumant gauloises et cigarios, portant des immondes lunettes mouche de grand couturier, refaite et tirée de partout, à la chevelure blonde platine aussi immonde et tapent à l'½il que ses tenues vestimentaires. Et ponctuant chacune de ses phrases de « darling » agaçant. Ca, ça me va. Tout, plutôt que ce qui m'attend. Je ne vois rien de plus positif dans mon existence, alors en même temps que j'écris je me rends compte que même mes rêves sont tempérés... le plus possible, pour laisser une petite possibilité de réalisation (aucune chance).
Mais, je m'étale, je m'étale. Je ne sais pas pourquoi je dis tout ça ici... alors que n'importe qui peut lire. Tu parles ! La longueur de ce texte est en elle seule un rempart contre la moindre lecture brute, seule, et si la longueur ne rebute pas, l'écriture imprécise fera le reste. Non, ce n'est pas si important, les gens qui liront ceci seront ceux que je ne redoute, et de qui le regard et l'avis comptent pour moi (est-ce bien français ?). alors, voilà, je me livre... quand j'y pense c'est comme quand tu laisses quelque chose qui t'es propre en évidence à un endroit, comme pour laisser une race. Créer un lien social, peut être.

Mmmh... ceci est une autre histoire.

# Posté le mardi 22 avril 2008 12:08

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