VOYAGE D'UN POULPE À MADRID _ partie 1 _ « vous reprendrez bien du gaspacho ? »
Ca y est me voilà revenue (
et déjà sur internet)
Tu vas bien les gens ? Je tape les mots sur l'ordinateur me réhabituant avec une facilité incroyable à l'exquis clavier
AZERTY - eh Oui en Espagne j'ai eu le droit au
QWERTY ce fut des plus pathétiques «
euh nan là t'as écrit avqmtqge ». Par où commencer ? Tout s'enchaine dans mon esprit, sans cohérence aucune. Mais pourquoi pas (
why not ? Pq no ?...)
Oscar Wilde a dit «
la cohérence est le dernier refuge de ceux qui n'ont pas d'imagination », alors faisons preuve de
folie, d'imagination (et parlons de nous à la première personne du pluriel
Vale ! ). Je peux l'avouer à présent l'idée de partir seule dans un pays dont je ne maitrise pas (mais alors
pas du tout, du tout, du tout) la langue m'effrayait au plus au point. En effet je n'ai rien d'une jeune
normale – du genre à aller s'éclater dans le
quartier alternatif après 3h du matin et se faire raccompagner (pour cause de métros qui ne circulent plus –
pfff ) en voiture par un
nain transsexuel membre de la NAMBLA (
God bless america, ect....).
Bref, étant donné que j'ai la
capicité sociale d'un
poulpe narcoleptique (et encore j'insulte les poulpes narcoleptiques) je me voyais mal dans cet environnement. Je me trompais (comme toujours – ça rime avec Tour –
Tour de France – eh ouais on se tient au courant les enfants) l'expérience fut des plus agréables, et j'aimais à acquérir cette nouvelle indépendance que ma mère surprotectrice s'efforce – sans le vouloir, ce n'est pas un monstre – depuis que nous nous sommes revues d'effacer. «
Wouhou je peux encore traverser la rue toute seule, j'ai survécu maman –
mais nan pourquoi tu dis que je suis méchante avec toi ? ». Effectivement j'ai
survêcu, un peu
mûrie même, et
changée aussi – très étrange situation que celle qui m'attendait en
Espagne – car me voilà faisant du
shopping. Moi ? Nan mais..
MOI ! ! ! Portant des
chaussures de fille (des vrais de vrais, qui te font paraître plus grande et tout) et découvrant l'utilité des
sacs-de-fille – c'est incroyable ce truc ; tu mets ton
portable, ton
mp3, ta
carte, ton
plan de métro (avec les lignes et tout...),
tes notes (pour le travail), ton
livre ^^, et y'a encore de la place pour de la
nourriture, un
guide, le
fric, des calepins...
TROP FORT ! Le pouvoir des sacs de filles ! (
Qui l'eut crut, fut croqué cru) Du
shopping donc... c'est
fou... j'ai acheté un sac avec des têtes de morts et des étoiles (
palpitant _ laisse moi finir) et un jour que j'étais dans un immense centre commercial à tourner un peu en rond et en dégustant des
bonbons j'ai décidé d'aller dans un des endroits que j'exécre le plus au monde,
le temple de la futilité er de la
fashion-attitude (tu dis «
attiiitioude »)
Pinkie (
beeeeh _ ça s'écrit bien comme ça ? j'ai un doute... bref)
Why not ? Ma nouvelle personnalité me permet peut être d'affronter la
musique techno et les
rayons minuscules. Bref, j'ai rangé les
bonbons, parce que on sait jamais ça pourrait sonner comme une offense de manger des sucreries dans un lieu où les
critères existenciels se basent sur une
quasi-anorexie. Alors j'ai rangé les bonbons.
Pour ne pas être impolie. Les «
fringues branchées » s'étalaient devant moi – c'est fou comme la solitude peut vous pousser à faire des choses qui vous auraient semblé inconcevable dans votre vie d'
hermite matérialiste (cherche l'erreur). Le plus fou m'attendait en constatant que la
mode se voulait aus
têtes de morts,
Jack Sparrow avait encore frappé. Et pour la première fois de mon
existence, avec mon
sac de fille, j'étais (
gloup ^^') à la
mode... moi qui n'avais jamais voulu (ou put?!) un tel niveau j'y étais propulsé à une vitesse incroyable –
eh oh t'exagère pas un peu ? C'est qu'un
sac pas un
bar In, tu sais le genre où y'a ni chaises, ni nourritures – juste de l'eau chaude dans de la porcelaine et le passe-droit de payer une fortune pour ce «
luxe ».
-
Mais Darling c'est teeeelleeeeeeement démodé de manger.C'est
inquiétant de voir ma fashion-attitude inconsciente alors, parce qu'à
Madrid je ne mange presque pas, en revanche mon besoin en
sucre est fortement compensé par les litres de
coca cola absorbé. «
Tu veux quoi toi Claire ? » (Que quieres ? ) «
Coca ! » Une vraie
addiction, heureusement
Juan, boit aussi
beaucoup de
coca...
Juan c'est la seule personne qui me rattache à la
langue française (
totaly bilingue – ou quadrilingue –
ou...).
Juan est
architecte, son père est
architecte, son petit-frère est
architecte, sa copine est
architecte, ect...
Juan, au début, avec ses
chaussures classes qui claques contre le sol, ses
costumes taillés, ses deux
portables qui sonnent à intervalles de 30 secondes chacun et ses
lunettes de play-boy américains, il me faisait
un peu peur, je pensais à la chanson de
Noir Désir «
Un homme pressé » sans le côté «
militant quotidien de l'inhumanité... » bref, sans le côté
Gros C*n. Mais en faite avec le temps c'est devenu une espèce de
Super Héro (sans la cape et les collants) une personne a qui vouer une
admiration sans faille – je me fais un peu penser à
JD dans
Scrubs qui a absolument besoin d'un
mentor à aduler. Dès la première semaine je me disais ;
Juan écoute
Mécano et...
Shakira. Je n'ai rien contre
Shakira, mais pour être tout à fait franche elle me rappelle une
époque de mon existence – basée sous le signe de l'acnée et des appareils dentaires – où mes goûts
musicaux étaient d'un pathétiques incroyables :
J-lo et autre
Britney Spears (eh oui –
j'avoue) mais qui peut se vanter de n'avoir jamais écouté
Oops I Did It Again à la boum de CM2 ? (pas moi ! ! !
Shame on me) Quand à Mecano je n'ai aucune honte à dire que je l'écoute encore aujourd'hui et que mon admiration était sans limite quand
Juan s'est mit à me faire une traduction en direct des paroles que la chanteuse proclamait de sa douce voix sur les ondes de «
La radiiiio de los exiiitooosss », radio espagnole que
Lubos allumait chaque matin avant d'ouvrir les fenêtres du bureau. Comment expliquer qui est
Lubos ? (
Architecte et «
novia... girl friend »
architecte aussi, j'te dis ils préparent une invasion)
Lubos est Slovaque – il fait
Erasmus – et comment expliquer à quel point j'étais entouré de
gens intelligents ? Me sentant d'une
stupidité chronoique, ah oui, j'ai une façon de le montrer aux
petites fashions colégiennes qui passeraient sur ce blog – les
autres esprtis devraient donc en toute logique réussir à suivre => Lubos comprend les paroles des chansons de «
Justiiin Timberlake », également celle de «
Rickiiiie Martiiiiin », et celle de «
Tokiiiiiio Hoootel », mais ce pauvre enfant ne comprend pas –
honte à lui – les chansons de «
Maaaatt Poookooooraaaa » (il perd beaucoup). Il fut donc
difficile de communiquer avec
Lubos, enfin à la fin ça allait mieux il utilisait des
mots faciles pour moi – et faisait des efforts
surhumain pour comprendre mon langage très spécial «
euh... kètal ? kierès ? Lo siento. Pardòn... Lo siento... kè ? » (
pov' fille). Bon il se moque de
l'accent français (je sais pas comment est l'accent français mais ça doit pas être si
top qu'on le dit),
bref... Quand j'y repense
Juan ne fut pas la seule personne à comprendre la
langue de molière, il y eut aussi
Sammy, un Marseillais, qui quand il constata mes origines me demanda «
T'aurais pas un Labello ? » (en mimant le geste, sinon je ne risquais pas de comprendre) Je faillis le reprendre et lui dire à la façon d'un personnage de publicitaire dans un livre que j'étais en train de lire «
Baume à lèvre de type Labello, car Labello est une marque déposée par... » je ne sais pas par qui est déposée la marque Labello, et pour ne pas sembler trop
folle j'ai préféré répondre «
Non... désolée, non ». C'est plus simple pour se faire des
connaissances.
Sammy qui est la première personne à dire que j'ai l'air d'avoir 25 ans «
c'est cool ça pour draguer des mecs plus vieux ». Tu voulais pas dire 16 ? Comme je dis faire 7 ans de plus c'est cool (oui j'utilise le mot «
cool » ça te pose un problème ?) à 18 ans mais «
ne me dit pas ça quand j'aurais 35 ans... » => que je fais 7 ans de plus... c'est le moment où tu le prends mal. ^^'
A SUIVRE...